Aranei-Orbis
Libres opinions


par Le Grimaud

Coups de cur, pommes de discorde et poil à gratter, Le Grimaud réagit sans soucis de cohérence. Il livre simplement des points d'interrogation, fait part de ses dégoûts mais aussi de ses satisfactions, ses joies. Le Petit Poucet semait des cailloux pour retrouver le chemin de sa maison ; Le Grimaud sème des repères pour essayer de s'orienter dans ce monde. 
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Le Grimaud peut être impertinent, déroutant mais ne règle jamais de compte avec qui que ce soit. Il n'a nulle envie de polémiquer ; d'ailleurs, il peut exprimer, rapprocher des opinions contradictoires, parce qu'elles existent. Un seul guide à sa démarche : l'humanisme ; un seul soucis le guide : l'authenticité au moment de l'écriture.

Jean-Claude Raymond


 
  • Incongruités
  • Défenses de la vie privée
  • Autrefois quand le monde n'était pas encore civilisé
  • L'audimat
  • La victoire à quelle prix ?
  • À propos d'un débat à la télévision sur l'enseignement public et l'enseignement privé
  • Du Sexe et des Anges
  • Quand le monde musulman découvrira-t-il la femme ?
  • Paix au Proche-Orient ? (après les incidents d'octobre 2000) ?

  • De Le Grimaud, il faut aussi lire sur Aranei-Orbis :


    Quand le monde musulman découvrira-t-il la femme ?
    Un problème d'utilisation d'Internet occulté par le virus I Love You !

    L'AFP rapporte (mai 2000) qu'un américain d'origine arabe et de religion islamique a annoncé dans un simple message adressée à sa femme qu'il l'avait répudiée et même qu'il était de nouveau marié avec une autre.

    Il paraît que les lois islamiques prévoient qu'un homme puisse répudier son épouse en prononçant trois  fois 
    « Je te répudie ».

    La question posée serait de savoir si la phrase consacrée peut-être transmise dans un message électronique. On peut penser qu'un message écrit dûment signé puisse suffir. Si ce n'était pas le cas imaginez la triste situation des mâles muets.  

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    Existe-t-il des solutions avec Internet. Les autorités religieuses devraient réglementer le processus :

  • exiger l'envoi de trois messages,
  • préconiser l'utilisation du mode sécurisé,
  • préférer les messages sonores.

  • Reconnaissez qu'il existe un manque juridique. Il est vrai que la technique Internet est moderne et qu'il faut du temps pour s'adapter.

    Quand le monde musulman découvrira-t-il la femme ?
     

    Le Grimaud -2000

     


    Du Sexe et des Anges
    Extrait d'un texte d'un choral de Georg-Friedrich Kaufmann (orthographe incertaine car je n'ai pas retrouvé trace de ce compositeur dans mes dictionnaires). 
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    « Jésus tu es né d'une vierge. Cela est vrai. Les anges s'en réjouissent. »
    Le Grimaud - 2000 
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    De la sénilité des dictateurs
    Un ancien dictateur vient d'être jugé trop malade pour pouvoir être amené devant la justice.
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    A quand, une règle pour renvoyer  dans leur foyer les dictateurs séniles ?
    Le Grimaud - 05-05-2000 

     
    Incongruités ou le progrès n'a pas de limites
    À un de ses amis qui s'était précipité pour décrocher le téléphone Sacha gutry aurait dit en substance : « Alors, on vous sonne et vous répondez ! »

    Il faut bien bien savoir vivre avec son temps !

    Je me lavais les mains, une personne entre, s'isole dans une cabine. Au moment de sortir, j'ai crû qu'elle y parlait. Mais, je n'y prêtai pas attention. Au sortir dans le couloir, je rencontre un collègue à qui j'avais des choses à dire. 

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    Au bout d'une minute environ, la personne qui était entrée ressortait, entretenant une conversation sur son téléphone portable. Je ne pus m'empêcher de rire à l'idée qui venait de traverser mon esprit.
    « Qu'as-tu à rire ? » me demande le collègue.
    « J'étais en train d'imaginer la tête du correspondant quand il a tiré la chasse d'eau. »

    Il faut bien savoir vivre avec son temps ?

    © Le Grimaud -1998


    Autrefois quand le monde n'était pas encore civilisé
    Il y a longtemps, très longtemps, dans un siècle où le mot génocide fut remis à la mode, un certain président Bill Clinton président des États Unis et un certain Pinochet ayant exercé le pouvoir au Chili

    Le dénommé Bill Clinton, jogger médiatisé, faisait traiter son excès d'énergie qui n'était pas nucléaire par une stagiaire experte et alléchante. La justice est saisie non tellement pour l'acte commis, en fait à la portée de n'importe qui, mais pour l'avoir commis dans le bureau de la Maison blanche, ce qui est notoirement moins commun. Voici notre infortuné président qui risque d'être empêché d'assurer sa fonction.

    Sensiblement dans le même temps, le dénommé Pinochet doit rendre compte devant la justice espagnole de faits commis par son pouvoir : milliers d'emprisonnements arbitraires, d'assassinats, de disparitions.

    Première différence

    Dans toute activité, il faut savoir choisir ses partenaires.

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    Je ne sais pas si la comparse de Bill a accepté le paquet de fric offert par un couturier italien pour participer à une action de promotion de son entreprise. Je me demande qui abuse qui ? Soyons rassuré business is business, rien à dire.

    Sous cet angle, Pinochet a su mieux choisir sa comparse puisque la Dame-de-fer, sainte femme, vole au secours du faible et de l'orphelin et lui offre enfin une guerre valorisante à son tableau de chasse destructeur. N'a-t-il pas participé à la défense de l'autorité britannique en danger aux Malouines ?

    Deuxième différence

    Combien de morts à l'actif de Pinochet ? Combien à l'actif de Clinton pour l'acte qui lui est reproché.

    Conclusion

    La balance penche du côté de Pinochet ! C'est indéniable. Triste fléau de la balance de la justice.

    © Le Grimaud -1998


    L'audimat
    « -- Mon beau chien, mon bon chien, mon cher toutou, approchez et venez respirer un excellent parfum acheté chez le meilleur parfumeur de la ville.»
    Et le chien, en frétillant de la queue, ce qui est, je crois, chez ces pauvres êtres, le signe correspondant du rire et du sourire, s'approche et pose curieusement son nez humide sur le flacon débouché ; puis, reculant soudainement avec effroi, il aboie contre moi, en manière de reproche.
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    « --Ah ! misérable chien, si je vous avais offert un paquet d'excréments, vous l'auriez flairé avec délices et peut-être dévoré. Ainsi, vous même, indigne compagnon de ma triste vie, vous ressemblez au public, à qui il ne faut jamais présenter des parfums délicats qui l'exaspère, mais des ordures soigneusement choisies. »
    Baudelaire, Petits poèmes en prose, VIII, 
    Le chien et le flacon.

     
    À propos d'un débat à la télévision sur l'enseignement public et l'enseignement privé
    Hier ou avant hier, à la télévision, je n'ai vu que la fin d'un débat. Je voudrais rappeler ici que les intentions les meilleures ne sont pas toujours suivies des résultats escomptés.

    Voici quelques lignes du chapitre 1 Des Diables de Loudun[33] d'Aldous Huxley.

    « Les bons pères [Jésuites] eux-mêmes espéraient, grâce à leur enseignement, créer une classe de laïcs instruits, totalement dévoués aux intérêts de l'Église. Selon les paroles de Cerutti -- paroles qui indignaient Michelet au point de le mettre quasi hors de lui -- « de même que nous emmaillotons les membres d'un petit enfant au berceau, pour leur donner une proportion correcte, de même il est nécessaire, dès la plus tendre enfance, d'emmailloter, en quelque sorte, sa volonté, afin qu'elle conserve, au cours de la vie, une souplesse heureuse et salutaire ». L'esprit de domination était certes consentant, mais la chair de la  méthode propagandiste était faible. En dépit de l'emmaillotement de leur volonté 

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    quelques-uns des meilleurs élèves des Jésuites quittèrent l'école pour devenir des libres penseurs, ou même comme Jean Labadie, des protestants. [] « Qu'ai-je observé au cours des sept années que j'ai passées sous le toit des 
    Jésuites ? Une vie pleine de modération, de diligence, et d'ordre. Ils consacraient toutes les heures de la journée à notre instruction, ou à la stricte observance de leurs vux. J'en appelle, comme preuve, au témoignage des milliers qui, comme moi, ont été instruits par eux.  »Voilà ce qu'a écrit Voltaire. Ses paroles sont un témoignage en faveur de l'excellence des méthodes de l'enseignement des Jésuites. En même temps, et d'une façon encore plus vigoureuse, toute sa carrière constitue un témoignage en faveur de l'échec de cette « politique », que ces méthodes d'enseignement étaient destinées à servir. »

    Prenons garde que nos méthodes, malgré nos bonnes intentions, ne conduisent pas à l'intolérance ! 

    Le Grimaud -1998


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    2001-05-08